Edmund Alleyn
(Québec, 1931 – Montréal, 2004)
Né à Québec en 1931, dans la communauté anglo-irlandaise, Edmund Alleyn étudie à l'école des beaux-arts de Québec, auprès de Jean-Paul Lemieux et Jean Dallaire. En 1955, il remporte le Grand Prix au concours artistique de la Province de Québec et une bourse de la Société Royale. En 1958, il fait partie de la délégation canadienne (avec Paul-Émile Borduas, Harold Town, Jean-Paul Riopelle et Léon Bellefleur) à la Guggenheim International Award de New York. En 1959, il remporte la médaille de bronze à la Biennale de Sao Paulo et est sélectionné pour représenter le Canada à la Biennale de Venise.
Les premières années de travail sont caractérisées par une figuration stylisée (1952-1962), œuvres tachistes ou gestuelles empreintes d’élégance et de fluidité. De 1955 à 1970, Edmund Alleyn séjourne en France et sa peinture non figurative des premières années cède la place à la figuration. D'abord inspiré par l'art des Indiens de la côte ouest (voir les œuvres de La suite Indienne), le peintre oblique vers une imagerie issue de l'univers de la technologie, de l'électronique. Cette démarche culmine avec la réalisation d'une sculpture-habitacle audiovisuelle, L'Introscaphe, célèbre machine de visionnement de l’actualité internationale, qui sera installée et visible pendant plus d’un mois au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris de l’année 1969.
De retour au Québec au début des années 1970, il est frappé par le changement que les années ont opéré sur son pays et les problématiques du devenir socio-politique du territoire entre dans ses préoccupations artistiques. Il se consacre de nouveau à la peinture, notamment à la série des personnages peints sur plexiglas et placés debout devant de grands tableaux représentant des paysages. Cette série, intitulée Une belle fin de journée, sera exposée au Musée du Québec, puis au Musée d'Art Contemporain de Montréal en 1974. Parallèlement, il obtient un poste de professeur au département d'arts visuels de l'Université d'Ottawa, où il enseignera durant plus de 15 ans.
Les années 1980 se caractérisent par le développement de nouvelles séries d’œuvres extrêmement personnelles, dont la série Indigo, qui, comme sont nom l’indique, se déclinent en une diversité d’huiles sur toile et de gouaches toutes réalisées en camaïeu de bleus et/ou de rouges.
Ses œuvres sont montrées dans les Musées et les galeries, tant au Québec, qu'en Ontario, et à New York, mais laisse derrière lui l'Europe, avec laquelle il a rompu tous ses liens., il amorce l’importante Série Indigo, qu'il expose à la Galerie d'art Lavalin, ainsi qu'au 49ème parallèle à New York.
Ces dernières années, il expose au Musée du Québec et au Musée d'Art de Joliette sa rétrospective Les Horizons d'attentes 1955-1995 . Au Musée de Sherbrooke en 2004, il présente son ultime série, les Éphémérides, qui comprend 12 grands formats sur toiles, ainsi que des lavis.
« Edmund Alleyn occupe une place singulière sur le devant de la scène des arts visuels au Québec. Il a eu, entre autres audaces, celle d'adopter une expression polymorphe à une époque où la continuité stylistique n'avait jamais été autant valorisée, ou celle encore de prendre des accents métaphysiques au moment où le formalisme triomphant bannissait toute allusion de cet ordre. Les premières œuvres d'Edmund Alleyn, au milieu des années 50 signalent un artiste qui prend place avec brio sur une scène – dont il maîtrise rapidement et parfaitement tous les codes –mais qui se refuse à ne devenir qu'un simple acteur sur cette scène. Indocile, il va vite ne plus s'intéresser qu'au dialogue que cette scène lui permet d'entretenir avec son époque, avec sa pratique et plus généralement, avec ses contemporains . »
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Exposition(s) :
petit précis d\'histoire de l\'art... et d\'autres histoires
(29 février au 31 mars 2012)
débuts - l\'œuvre en devenir de nos figures historiques
(18 janvier au 18 février 2012)
big bang
(6 novembre au 22 janvier 2012)
tiaf 2011
(27 octobre au 31 octobre 2011)
voir grand
(14 août au 11 septembre 2010)
la suite indienne 1962-1964
(7 octobre au 7 novembre 2009)
Publications(s) :
Hommage aux Indiens d'Amérique
Edmund Alleyn ou le détachement
Communiqué(s) de presse :
Edmund Alleyn
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